Pot-Bouille

par

Berthe Josserand

La première vision de Berthe qu’en ont Octaveet le lecteur est celle d’une jeune fille charmante, « la mine chiffonnée,le teint clair, les cheveux châtains dorés de reflets blonds ». Octave vaêtre pris au piège de cette image trompeuse.

Berthe en vérité est en chasse ; songibier : les hommes. Elle cherche un mari à tout prix. Sa mère l’a dresséeà cette chasse et un seul geste de celle-ci suffit à lui faire changer de proiependant une soirée : elle accable d’abord Octave de ses faveurs pour sejeter ensuite sur Auguste Vabre qu’elle va finir par piéger derrière un rideau.L’amour n’a pas de place dans cette quête : elle cherche un mari quil’épousera puis qui paiera, voilà tout. Si le mari ne paie pas assez à songoût, elle prend un amant ; elle trouve son mari ladre, elle jette sondévolu sur Octave qui lui offre parures et colifichets. Quand la source decadeaux se tarit – Octave n’est pas riche –, les disputes éclatent.

Dès son mariage, Berthe devient une deuxièmeMadame Josserand : elle engraisse, prône les vertus bourgeoises, faitpreuve d’un esprit borné, se complaît dans les disputes. Elle argumente enusant des mêmes formules toutes faites que celle dont use sa mère. Bref, elledevient aussi assommante que celle-ci. Berthe ajoute à ce triste tableaul’infidélité conjugale ; Madame Josserand n’a pas ce défaut. En outre,elle fait des dettes dans les magasins du quartier, ce qui scandalise sonprudent mari. À la fin du roman, elle prend un nouvel amant, un jeune et jolicommis qui, bien sûr, devient une nouvelle source de cadeaux.

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Berthe Josserand >