La Cafetière et autres contes

par

Omphale, 1834

Une fois encore, le récit est à la première personne. Le narrateur-personnage est un jeune homme qui vit dans un pavillon délabré dans le jardin de son oncle. Une tapisserie très belle y représente Hercule aux pieds d’Omphale. Le narrateur est plus ou moins amoureux d’elle, et il se surprend à imaginer que quelquefois elle s’anime et change d’expression faciale.

Une nuit, il fait un rêve – « si toutefois c’était un rêve » : Omphale sort de la tapisserie et lui offre son corps. Ils sont interrompus. Mais les nuits suivantes elle revient, et ils ont l’occasion d’aller jusqu’au bout de leurs intentions.

L’oncle apprend que son neveu fait une fixation sur sa tapisserie. Il la fait enlever.

Quelque temps plus tard, l’oncle meurt. La tapisserie est vendue. Le narrateur un jour la retrouve dans un bric-à-brac, mais le temps qu’il aille chercher de l’argent pour l’acheter, elle a disparu.

 

Ainsi ces quatre nouvelles sont un parfait échantillon de l’univers de Théophile Gautier, fantastique et singulier sans pour autant échapper au mouvement romantique auquel il se défend pourtant d’appartenir. Théophile Gautier est unanimement reconnu comme l’un des créateurs du genre fantastique, qui se caractérise par un récit mêlant réalité banale et éléments surnaturels ; le lecteur troublé se demande alors où est la réalité, la logique, exactement comme dans ces quatre nouvelles. On distingue donc une gradation, le récit débutant de manière crédible et réaliste, incitant le lecteur à donner foi à ce qu’il lit ; peu à peu cependant les choses deviennent étranges, et le lecteur se voit embarqué dans un monde irréel.

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Omphale, 1834 >