La Cafetière et autres contes

par

Onuphrius

Onuphrius

Ce jeune peintre et poète aime la lecture des vieilles légendes, des traités de sorcellerie et autres mystères du genre. Au fur à mesure que le temps passe, il approfondit son éducation dans de telles études que son esprit se fausse. Il est sujet à des visions étranges, perçoit partout l’influence de créatures mystérieuses, et finit par perdre la raison pour de bon.

« Chaque lanterne était un œil sanglant qui l’espionnait ; il croyait voir grouiller dans l’ombre des formes sans nom, pulluler sous ses pieds des reptiles immondes ; il entendait des ricanements diaboliques, des chuchotements mystérieux. Les maisons valsaient autour de lui ; le pavé ondait, le ciel s’abaissait comme une coupole dont on aurait brisé les colonnes ; les nuages couraient, couraient, couraient, comme si le diable les eût emportés. »

 

Jacintha

Elle sert de modèle à Onuphrius qui veut faire un portrait d’elle. Elle l’aime malgré ses lectures étranges qu’elle n’approuve pas. Elle se montre jalouse alors qu’elle le croit intéressé par une autre femme, mais restera à son chevet pour lui prodiguer tous les soins nécessaires lorsqu’il sera alité. Elle n’est cependant ébranlée que pour un moment lorsque son amoureux perd la raison.

« Et Jacintha ? Ma foi, elle pleura quinze jours, fut triste quinze autres, et, au bout d’un mois, elle prit plusieurs amants, cinq ou six, je crois, pour faire la monnaie d’Onuphrius ; un an après, elle l’avait totalement oublié, et ne se souvenait même plus de son nom. »

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