Bouvard et Pécuchet

par

Le comte de Faverges

Ce personnage est, socialement parlant, le plus haut placé du roman. Autrefois député, il a « la taille raide et les favoris en côtelette, l’air à la fois d’un magistrat et d’un dandy. Les traits de sa figure, même lorsqu’il parlait, ne remuaient pas. »

Il a évidemment des positions politiques conservatrices et il est nostalgique d’un système politique qui plaçait les gens comme lui nettement au-dessus de la masse du peuple. Dans les faits, c’est sa place dans la petite sphère de Chavignolles. Le comte est le notable par excellence, qui entend se placer au-dessus de la mêlée mais qui a la sagesse de descendre de son piédestal et de se joindre à ses inférieurs, les petits bourgeois de Chavignolles, avec qui il a quelques relations de courtoisie. Ces relations s’étendent parfois jusqu’à leur faire l’honneur de les recevoir, comme c’est le cas de Bouvard et Pécuchet. Cependant, chacun doit rester à sa place et le maire de Chavignolles, Foureau, est ulcéré quand M. le comte lui parle comme à un domestique.

Dans le petit monde de Chavignolles, le comte de Faverges est l’incarnation du notable issu du passé, placé au-dessus des autres par sa naissance et encore respecté par la population. Ce respect n’est toutefois pas mêlé de crainte ; le comte de Faverges est un hobereau désuet mais inoffensif. 

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